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Drogues et santé : ce qu’il faut savoir

MarijuanaLa drogue est un sujet sensible, nous allons donc nous limiter aux drogues qualifiées de "douces" même si leur impact n’en est pas moindre pour autant : plus répandu, accessible financièrement en comparaison avec les drogues dures, le cannabis fait partie intégrante de l’actualité, en Europe et surtout en France avec le débat autour de la légalisation. Bilan sur les risques et leur prévention.

Qu’est ce qu’une drogue douce ?

Le terme "drogue douce" désigne presque exclusivement le cannabis, car il induit une dépendance physique et psychique faible comparée aux drogues "dures" que sont par exemple la cocaïne et l’héroïne.

Du reste, le risque de décès par overdose dans le cas du cannabis est néant. Toutefois l’ambiguïté de l’adjectif "douce" pour une drogue telle que la marijuana, au vu des répercussions à long terme que nous lui connaissons, conduit à préférer l’expression "drogue lente". Dans son sens le plus strict, le mot "drogue" quant à lui désigne une substance psycho active pouvant entraîner une dépendance et dont l’usage modifie l’humeur, les états de conscience, la volonté et le jugement.

Quels sont les risques ?

Les substances psycho actives peuvent être licites et réglementées (c’est le cas de l’alcool, du tabac et des médicaments) ou illicites. Il est cependant important de préciser que toutes les drogues n’ont pas le même effet : parmi les substances licites, le tabac et l’alcool ne comportent pas moins de dangerosité que le cannabis.

Il convient de prendre en compte le risque ponctuel au volant, par exemple, et la toxicité pour l’organisme sur le long terme (comprenant aussi les effets sur le mental). Le cannabis, l’alcool et le tabac dans le cas d’un usage dit "à risque" (fréquent à quotidien) ou de dépendance (usage quotidien à pluriquotidien) sont, à peu de chose près, sur un pied d’égalité.

Une drogue banalisée

Joint de cannabis

Le cannabis est le produit illicite le plus largement consommé en France, et de loin la drogue la plus répandue dans le monde. Il aurait cependant un impact bien plus faible sur la santé que l’héroïne, drogue la plus meurtrière, et les amphétamines qui créent le plus de dépendance.

En fait, l’addiction au haschich est plus de l’ordre d’une accoutumance liée à un environnement social favorable : fréquentations, parents fumeurs, ennui... Son usage peut aussi être une tentative d’automédication inconsciente, en réponse à une problématique psychologique comme la dépression ou certaines névroses. Comme la plupart des drogues, le cannabis désinhibe et "facilite" les rapports sociaux.

Répercussions réelles

Les conséquences sanitaires de la marijuana restent bien moindres que celles du tabagisme et de l’alcool : pour mourir d’une overdose de cannabis, il faudrait consommer en une seule fois une dose de THC (sa substance active) 4000 fois plus élevée que dans un joint normal. L’alcool et le tabac représentaient quant à eux 10% de la mortalité totale en 2010, contre 1% pour les drogues toutes substances confondues.

Le risque réel du cannabis est une annihilation de la volonté et des capacités de concentration, et un repli sur soi à l’inverse de l’effet "socialisateur" initialement recherché. La personne doit alors être prise en charge sans tarder et accompagnée dans sa solitude face à cet état.

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