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Anorexie, la pire des tendances

Fléau des temps modernes survenant à l’adolescence, l’anorexie mentale est un trouble psychique dont les manifestations les plus poussées conduisent à de réels dangers pour la santé. On distingue l’anorexie mentale de l’anorexie tout court : durant la première, le malade lutte contre la faim, alors que la seconde intervient lorsqu’il a totalement perdu l’appétit (cf. anorexia, perte d’appétit en grec).

Une pathologie à part entière

Durant l’adolescence, la question de l’identité, de la métamorphose du corps (particulièrement chez les filles : 95% des cas d’anorexie sont féminins) sont des problématiques immuables. On constate des cas d’anorexie de plus en plus précoces, tandis qu’elle n’apparaît pas au-delà des 25 ans. Dans l’absolu, une personne peut vivre toute sa vie en état d’anorexie modérée (IMC inférieur à 17,5) mais la maladie se sera forcément déclenchée pendant l’adolescence. En revanche, plus elle détectée tôt, plus il y aura de chances de guérison. Voilà pourquoi le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé appelle les parents à la vigilance, car l’anorexie se constate en général tardivement.

Effets notables sur le mental

Anorexie

Les causes et mécanismes psychiques de l’anorexie n’ont pas encore été précisément identifiés et sont, de toute manière, la somme de plusieurs facteurs. L’anorexie est bien psychique avant d’être physique : aller au bout du combat contre sa propre faim est question de volonté. L’état anorexique entraîne une forme d’euphorie due aux privations nutritives que le sujet s’impose, et la sensation de réussite personnelle a tendance à s’améliorer. En fait, l’anorexique semble se modeler une nouvelle identité, passant par le physique, que vient sublimer une estime de soi renforcée : en effet, elle se sent plus forte car elle est capable de refuser la faim, fonction vitale, et de ne pas y céder.

Quelques facteurs identifiables

Obsession du poids

Plusieurs données entrent en ligne de compte, mais parmi les éléments déclencheurs de l’anorexie on peut citer des facteurs extérieurs qui amènent la jeune fille à se mettre "au régime" : peur de "forcir" comme certaines de ses amies au moment de la puberté, envie de se prouver qu’on peut entrer dans les normes esthétiques d’aujourd’hui... Une mise à la diète à priori anodine, qui peut vite déraper en une obsession de la balance. La malade développe une vision apologétique de la maigreur et rejette sa morphologie féminine, jugée peu esthétique voire encombrante : trop de hanches, etc. Elle vise des objectifs tels que le thigh gap et revoit toujours au rabais son seuil de poids toléré.

Pistes de guérison

Il est très rare qu’un déclic ou une prise de conscience intervienne par soi-même ; très rarement, un gros choc psychologique pourra amener le sujet à revenir vers la nourriture, mais l’aggravation de la maladie est plus souvent constatée. Lorsque l’anorexie devient critique (idéalement avant, mais comme dit plus haut il est difficile de la détecter à ses débuts) l’hospitalisation devient indispensable ainsi qu’un programme alimentaire adapté : le système digestif doit se réhabituer à recevoir de la nourriture, au moyen de mini-collations pluriquotidiennes. La guérison est dure psychologiquement car elle passe en premier lieu par l’acceptation de son "vrai" corps, celui que l’on ne s’est pas choisi.

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