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Médecines douces, le débat

La médecine douce, ou médecine alternative, englobe un certain nombre de spécialités dites "non scientifiques" c’est à dire dont l’efficacité n’est pas reconnue aux yeux de la science, à l’inverse de la médecine conventionnelle. Très controversée par certains, admise toutefois par d’autres, encensée par les patients réguliers, le débat à son sujet est animé...

Tentative de définition

Malgré tout, de nombreux français et européens choisissent ces thérapies et certaines sont même prises en charge par l’assurance maladie ; quelles sont-elles et qu’en penser ? Voici une petite liste des médecines non conventionnelles les plus courantes :

  • Homéopathie
  • Ostéopathie, chiropractie, étiopathie
  • Naturopathie, phytothérapie
  • Hypnose
  • Médecines énergétiques : acupuncture, shiatsu, réflexologie
  • Fasciathérapie
  • Magnétothérapie
  • Micro kinésithérapie……

Parmi cette liste, seules l’acupuncture et l’homéopathie sont des orientations médicales légales reconnues par l’Académie de médecine. Les autres ne sont pas illégales à proprement parler car s’il n’existe pas de diplôme reconnu pour ces spécialités, elles peuvent être pratiquées par un médecin diplômé de façon complémentaire. Leur efficacité n’est pas avérée scientifiquement mais des études qualitatives attestent, pour la plupart d’entre elles, d’un apport bénéfique aux patients. D’ailleurs, de nombreuses Mutuelles Santé prennent en charge une partie des frais afférents à ces médecines non reconnues officiellement.

Médecines alternatives, quelles différences ?

En réalité si "médecine conventionnelle" est le terme retenu par la Commission européenne, les expressions médecine douce, alternative, complémentaire ou encore médecine parallèle ou naturelle sont toutes des appellations pour ces mêmes pratiques, sans nuance de sens. Il convient ensuite de distinguer les méthodes fondées sur des traditions ancestrales (ex. médecine chinoise énergétique, rebouteux) et autres spécialités apparues avant l’avènement de la méthode de probation scientifique (hypnose), des méthodes qui se résument purement et simplement au charlatanisme. Le débat se focalise sur ce sujet : les praticiens de ces médecines "non conventionnelles" sont ils des charlatans ? Certains "croient" à leurs vertus, d’autres non, d’autres encore se font soigner sans conviction particulière mais notent des résultats. À noter que l’effet placebo est un paramètre important dans les médecines parallèles.

Un statut paradoxal

L’accusation de charlatanisme faite par certains ne semble pas fondée pour la liste citée plus haut, en effet, qu’il s’agisse de méthodes d’origine séculaire ou plus récentes, il existe une ou des formations, voire des écoles spécialisées pour chacune d’entre elles. Mais il faut distinguer l’homéopathe par exemple, qui est nécessairement un médecin, dont l’exercice médical de sa spécialité, l’homéopathie, est reconnu par le conseil de l’Ordre des médecins. A côté, les autres, s’ils ne sont pas médecins à la base, il s’agit de "thérapeute" : on ne s’improvise pas thérapeute et un diplôme, obligatoire pour exercer, doit attester des capacités de celui-ci. Seul hic, ces diplômes ne sont pas reconnus par l’Etat ni par l’Ordre des médecins (paradoxe puisque les écoles et formations, elles, sont parfaitement officielles et légales) : il s’agit d’une reconnaissance, d’une validation fondée et contrôlée, du point de vue de la "communauté" exerçante.

"Pseudo" médecines, la controverse

D’autres disciplines en outre comme la bioénergétique, la domologie, l’iridologie, la radiesthésie, sont qualifiées de pseudo-médecines lorsqu’elles se targuent abusivement d’un statut scientifique qu’elles n’ont pas (jargon, diagnostics...). Ces méthodes et bien d’autres, par exemple le chamanisme, peuvent paraître inventées de toutes pièces ou mises en scène car elles ne disposent pas du support physique qu’est le corps, et appellent à certaines croyances considérées comme excentriques (vie après la mort notamment). Ce sont les dérives thérapeutiques sectaires de certaines pratiques qui sont souvent pointées du doigt et qui, effectivement, doivent éveiller la vigilance de chacun : la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) est notamment là pour lutter contre les gourous thérapeutiques.

J’ai testé...

À ce jour j’ai personnellement testé l’homéopathie et l’ostéopathie (régulièrement), la chiropractie, la fasciathérapie, le magnétisme. J’ai été moyennement convaincue par la chiropractie, efficace sur le moment (idéal si on a le dos bloqué) mais qui ne soulage pas durablement et a l’inconvénient de ne pas être du tout remboursée. Enfin, je m’en remets au magnétisme par croyance familiale (associée aux guérisseurs et rebouteux). Et vous, qu’avez-vous essayé ?!

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