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L'intolérance aux sulfites dans le vin

Si le matin, vous avez des maux de têtes violents en n'ayant bu qu'un ou deux verres de vin au dîner, et que ni le paracétamol ni l'aspirine ne vous calment, vous faites peut-être partie des personnes intolérantes aux sulfites, qui sont de plus en plus nombreuses. Elle est dûe soit à une carence en sulfite oxydase, l'enzyme responsable de la transformation de la forme active de l'oxyde de sulfite en forme inactive, ou soit d'une sensibilité plus forte aux sulfites qui ont envahi notre alimentation.

Où se cachent les sulfites ?

Qu'on parle de sulfite, de soufre, dioxyde de soufre ou de SO2, il s'agit de la même substance qu'on ingère essentiellement en buvant du vin puisqu'il sert à sa conservation. Sur chaque bouteille de vin, vous constaterez la mention "Contient des sulfites", sauf qu'aucune quantité n'est précisée : la règlementation impose cette mention dès que le produit contient plus de 10 mg/l, c'est tout. Il faut savoir que les vins conventionnels (blancs ou rouges) peuvent contenir de 150 à 200 mg/l de SO2, alors que les vins bio sont entre 100 et 150 mg/l, les vins en biodynamie entre 70 et 90 mg/l et que les vins naturels n'en contiennent que de 30 à 40 mg/l.

Quantité de sulfites dans le vin

Il n'y a pas besoin d'être un pochtron pour être intolérant aux sulfites car même si la dose journalière admissible définie par l’OMS est de 0,7 mg par kg de poids par jour, il suffit parfois de deux verres d'un vin qui en contient beaucoup pour dépasser ce niveau. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) indiquait, dans un rapport de juin 2011, que 3% des adultes dépassent la dose journalière admissible de sulfites, ce qui n'est pas rien.

En dehors du vin qui concentre 70 % de nos apports en sulfites, ces derniers se trouvent également dans les additifs alimentaires, répertoriés pour l'Europe entière de E220 à E228, soit dans de très nombreux aliments de notre quotidien : charcuteries, steak à hamburger, fruits de mer, bières, cidres, champagne, confiserie, confitures, gelées, fruits secs, purée en flocons, céréales, muesli, sauces, ketchup, moutarde, produits en conserves et surgelés, soupes, petits gâteaux, crackers apéritifs, etc...

Les symptômes provoqués par les sulfites

En premier lieu, c'est le mal de tête qui est caractéristique de l'intolérance aux sulfites. Se déclarant quelques heures après l'absorption d'une dose trop importante de sulfites, rien ne le soulage.

Les effets respiratoires sont la deuxième manifestation physique dûe aux sulfites, et cela surtout si vous avez déjà un terrain sensible à l'asthme : il ne va alors que s'empirer.

Comme lors d'une rhinite allergique, le nez se bouche, coule et vous éternuez : ce sont encore les sulfites qui sont en cause, allant même jusqu'à faire perdre temporairement l'odorat et le goût. Tous ces symptômes peuvent évoluer vers une polypose nasale.

Boire des vins naturels

Des problèmes digestifs et intestinaux peuvent être également constatés (diarrhées, nausées) parfois attribués trop facilement et à tort à une crevette ou un ouassou avarié. Les fruits de mer ont un fort taux de sulfites et provoquent donc des douleurs abdominales.

Comme souvent, les intolérances aux sulfites peuvent aussi provoquer des dermatoses telles que des poussées d'eczéma, de l'urticaire.

Remèdes contre l'intolérance aux sulfites

Déjà, il faut savoir que les médecins et allergologues ont beaucoup de mal à diagnostiquer cette intolérance puisqu'il n'existe pas de test d'allergie aux sulfites, qu'ils connaissent d'ailleurs assez mal.

Ils vont donc vous prescrire des antihistamiques, bronchodilateur ou des corticoïdes, ces derniers pouvant eux-mêmes contenir des sulfites ! Alors soyez prudents sur leur utilisation.

Essayez plutôt d'éviter les aliments qui contiennent des sulfites. Comme le vin est la principale source de sulfites ingérés, il est très facile de ne consommer que des vins bio, en biodynamie (Demeter et Nature & Progrès) ou, idéalement naturels. Ces derniers sont faits à partir de raisins bio et sont, en plus, vinifiés sans additifs chimiques et avec très peu de sulfites comme ceux de l’Association des vins naturels, voire pas du tout comme les vins S.A.I.N.S..

Le problème c'est que cette intolérance peut se déclarer à n'importe quel âge et il est très rare qu'elle disparaisse...

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